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Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) travaillent en étroite collaboration avec des partenaires internationaux pour lutter contre la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19). Les CDC fournissent une assistance technique pour aider d’autres pays à accroître leur capacité à prévenir, détecter et répondre aux menaces sanitaires, y compris le COVID-19.

Ce document est distribué par les CDC en collaboration avec l’OMS et destiné aux structures sanitaires en
dehors des États-Unis.

1. Vue d’ensemble

Ce document fournit des recommandations sur l’identification ou le dépistage du personnel de santé[1] et des patients hospitalisés supposés avoir des symptômes de COVID-19. Les raisons, les exigences et les considérations seront examinées pour trois grandes stratégies d’identification des cas :

  • Stratégies passives : Les signalements/alertes sont initiés par la source de données (par exemple, un membre du personnel soignant ou un clinicien traitant) en fonction d’un ensemble de règles ou de règlements connus.
  • Stratégies passives améliorées : Les signalements/alertes sont initiés par la source de données et assortis d’un mécanisme supplémentaire pour déclencher la collecte, l’examen et/ou le signalement des données.
  • Stratégies actives: Les signalements/alertes sont initiés par l’autorité sanitaire centralisée (par exemple, le Ministère de la santé, l’intervenant dédié à la prévention des infections, l’administration de l’établissement) selon un ensemble de règles ou de règlements connus.

Des recommandations supplémentaires sur la gestion des visiteurs dans les établissements de santé et le triage des cas suspects de COVID-19 chez les patients dans ce type d’établissement en dehors des États-Unis sont également disponibles.

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Alors que les rapports épidémiologiques, virologiques et de modélisation soutiennent la thèse du SARS-CoV-2, le virus à l’origine du COVID-19, des lacunes majeures subsistent quant aux bénéfices du dépistage systématique ou répété du personnel de santé et des patients hospitalisés ne présentant aucun symptôme pour prévenir
la propagation du COVID-19 dans les établissements de santé, en dehors d’un scénario d’intervention face à l’épidémie.[2] Par conséquent, le débat sur les stratégies d’optimisation des tests permettant d’identifier le personnel de santé pré symptomatique ou asymptomatique, et infecté par le SARS-CoV-2 n’entrent pas dans le cadre de ces recommandations.

2. Signes et symptômes indicatifs du COVID-19

Les signes et les symptômes du COVID-19 peut varier, limitant ainsi la définition d’un ensemble généralisable de signes et de symptômes caractéristiques (ou classique) de la maladie. Au mieux, les preuves actuelles suggèrent une variabilité substantielle allant de légère à sévère et basée sur des facteurs spécifique au patient qui ne sont que partiellement décrits. Les recommandations provisoires de l’OMS sur la prise en charge clinique du COVID-19external icon contiennent le résumé suivant des descriptions publiées des symptômes du COVID-19 et de la fréquence observée (reportez-vous à l’encadré):

La plupart des personnes symptomatiques présentent de la fièvre (83 % à 99 %), une toux (59 % à 82 %), de la fatigue (44 % à 70 %), une anorexie (40 % à 84 %), un essoufflement (31 % à 40 %), ainsi que des myalgies (11 % à 35 %). D’autres symptômes non spécifiques, tels que des maux de gorge, une congestion nasale, des maux de tête, de la diarrhée, des nausées et des vomissements, ont été rapportés. Une perte de l’odorat (anosmie) ou du goût (agueusie) avant l’apparition des symptômes respiratoires a également été signalée.

Les personnes âgées et les patients immunodéprimés en particulier peuvent présenter des symptômes atypiques, comme de la fatigue, de la diarrhée, un manque d’appétit, un état confusionnel, l’absence de fièvre, ainsi qu’une vigilance et une mobilité réduites.

Des symptômes (dyspnée, fièvre, symptômes gastro-intestinaux ou GI, ou fatigue) liés aux modifications physiologiques de la femme enceinte, aux événements indésirables de la grossesse ou à d’autres maladies, comme la malaria, peuvent coexister avec des symptômes de COVID-19.

Il se peut que les cas de fièvre ou de toux soient rapportés moins souvent chez les enfants que chez les adultes.

Compte tenu de ces limites, les établissements de santé doivent définir un ensemble de signes et de symptômes normalisé (par exemple, de la fièvre et/ou une toux/un essoufflement) pour dépister les cas suspects de COVID-19 chez le personnel de santé et les patients. Un niveau élevé de suspicion est essentiel pour assurer que les cas ne passent pas inaperçus en raison de la proportion probablement importante de patients et de membres du personnel de santé présentant des symptômes atypiques ou minimes.

3. Meilleures pratiques générales

Outre la mise en place d’une stratégie spécifique pour l’identification des cas suspects de COVID-19, il existe des meilleures pratiques générales qui améliorent le dépistage du COVID-19 chez le personnel de santé et les patients hospitalisés. Citons les exemples suivants :

Surveiller et gérer le personnel de santé malade et exposé

  • Les établissements et organisations de santé doivent mettre en œuvre à l’intention du personnel de santé des politiques de congé maladie non punitives, flexibles et conformes aux directives de santé
  • Les décisions relatives aux déplacements et à la surveillance du personnel de santé exposé au COVID-19 doivent être prises en concertation avec les autorités de santé

Former et éduquer le personnel soignant

  • Fournir au personnel de santé une éducation et une formation propres à l’emploi ou à la tâche, y compris une formation d’appoint sur l’identification et la prévention de la transmission d’agents
  • Veiller à ce que le personnel de santé ait été informé et formé, et qu’il ait déjà utilisé de manière appropriée des équipements de protection individuelle (EPI) avant de soigner les
  • Fournir des mémos et des documents de référence à
  • Privilégier et maintenir un indice élevé de suspicion chez le personnel de santé concernant les cas suspects de COVID-19.

Établir des rapports pour les établissements de santé en interne et en externe ainsi qu’à destination des autorités de santé publique

  • Mettre en œuvre des mécanismes et des politiques qui favorisent la connaissance de la situation par le personnel de l’établissement concernant les patients suspects ou positifs au COVID-19 et les plans d’intervention de l’établissement, parmi lesquels :
    • Contrôle de l’infection
    • Épidémiologie des soins de santé
    • Direction de l’établissement
    • Santé au travail
    • Laboratoire clinique
    • Personnel en première ligne
  • Communiquer et collaborer avec les autorités de santé publiques.
  • Communiquer au personnel approprié les informations relatives aux patients suspects ou positifs au COVID-19 avant de les transmettre à d’autres services de l’établissement ou d’autres établissements de santé.

4. Capacités de surveillance

La surveillance en établissement des infections associées aux soins (IAS), y compris les infections chez le personnel de santé et les patients hospitalisés, constitue l’un des huit éléments fondamentaux de l’OMS pour la prévention et le contrôle des infections (PCI). Bien que la surveillance soit un élément essentiel de la fourniture de soins de santé sûrs, il convient de reconnaître qu’elle nécessite une expertise, des données d’excellente qualité et un programme PCI bien défini, et qu’elle peut mettre un certain temps avant d’être mise en place. C’est pourquoi, lors des interventions d’urgence en santé publique, les établissements de santé sont invités à mettre en place, dans un premier temps, un système de recherche (surveillance) des cas suspects de COVID-19 dans les établissements compatible avec les moyens de surveillance existants.

La capacité de surveillance des établissements de santé varie considérablement, même au sein des systèmes de santé. Une évaluation réaliste des capacités peut permettre l’identification de la meilleure stratégie pour le contexte spécifique. Une description générale des capacités de surveillance sur la base des activités de surveillance existantes des IAS est fournie à titre indicatif.

5. Identification des cas suspects de COVID-19 chez le personnel de santé

Objectif : Prévenir l’exposition des patients et du personnel hospitalier à risque au personnel soignant positif au COVID-19.

Figure : Identification passive du personnel de santé suspect de COVID-19

Stratégie passive

L’ensemble du personnel de santé doit s’auto-évaluer à la recherche de fièvre ou d’un ensemble défini de symptômes récents indicatifs du COVID-19. En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires, le
personnel de santé :

  • Doit se signaler à distance [4]
  • Ne doit pas se présenter à l’établissement de santé
  • Doit faire l’objet d’une évaluation médicale immédiate et de mesures de suivi

Justifications :

Établit des mécanismes pour l’identification du personnel de santé ayant une probabilité accrue d’infection avec un minimum de ressources.

Exigences :

  • Liste des symptômes et thermomètre pour l’autoévaluation.
  • Personnel et mécanisme (par exemple, ligne téléphonique) pour le signalement à distance de fièvre et/ou de la présence de symptômes indicatifs du COVID-19. Dans l’idéal, ce système doit toujours être disponible à des fins d’évaluation médicale rapide. Si le système de signalement n’est pas disponible, le personnel de santé symptomatique ne doit procéder à aucun signalement auprès de l’établissement tant qu’il n’a pas été évalué.
  • Algorithmes de décision en réponse aux signalements du personnel de santé et aux résultats de l’évaluation secondaire.
  • Formulaires standardisés d’évaluation médicale et de suivi des déplacements.

Remarques :

  • L’adhésion dépend fortement de la motivation du personnel de santé et d’une autoévaluation appropriée des risques.
  • Peut entraîner une réduction des effectifs, en particulier dans certaines catégories critiques de personnel.
  • L’octroi de congés maladie payés/d’une indemnisation pour l’ensemble du personnel de santé non autorisé à travailler est souvent essentielle, ce qui nécessite des ressources importantes.
Figure : Identification passive augmentée du personnel de santé suspect de COVID-19

Figure : Identification passive augmentée du personnel de santé suspect de COVID-19

Stratégie passive améliorée

En plus de la stratégie passive, cette stratégie établit un plan pour rappeler ou inciter le personnel à s’autoévaluer à la recherche de symptômes indicatifs du COVID-19. Les méthodes de rappel les plus courantes sont les SMS ou les appels téléphoniques automatisés.

Justifications :

Il est prouvé que l’utilisation de simples rappels automatiques permet d’accroître l’adhésion.

Exigences :

  • Toutes les exigences relatives à la stratégie passive
  • Système automatisé (par exemple, Service de SMS de masse) ou manuel (messagerie directe ou appels téléphoniques) permettant de contacter le personnel de santé pour l’autoévaluation

Exigences (système automatisé):

  • Service d’envoi groupé de SMS permettant l’envoi simultané de SMS à un ou plusieurs groupes de personnes. Les services d’envoi groupé de SMS sont parfois assurés par des prestataires indépendants ou, dans certains cas, par les opérateurs de téléphonie mobile.
  • Base de données de contacts (c.-à-d. personnel soignant sous surveillance). En plus du numéro de contact, les champs de la base de données peuvent inclure le nom, le poste, l’unité/le service et la date de fin de la surveillance.
  • Un SMS groupé efficace et informatif, incluant la fréquence d’envoi des messages, la date et/ou l’heure d’envoi et l’interactivité des interventions [5].

Exigences (système manuel) :

  • Base de données de contacts (c.-à-d. personnel soignant sous surveillance). En raison de l’effort requis dans les systèmes manuels, cette base de données doit être soigneusement ciblée pour minimiser la charge de travail et maximiser les bénéfices. Les considérations pour le ciblage peuvent inclure les personnes suivantes :
    • Exposition au COVID-19 documentée
    • Prise en charge d’une population avec un risque élevé de développer une forme sévère du COVID-19
    • Prise en charge d’une population avec un risque plus élevé d’être positive au COVID-19
  • Personnel disponible pour contacter le personnel soignant sous surveillance et envoyer des rappels.
  • Ligne téléphonique et crédit téléphonique pour les messages et/ou les appels.

Remarques :

  • Identique à la stratégie passive
  • Un financement peut s’avérer nécessaire pour l’envoi groupé de SMS
Figure: identification active des professionnels de la santé suspectés de COVID-19

Figure: identification active des professionnels de la santé suspectés de COVID-19

Stratégie active

Tous personnel de santé se présentent pour une évaluation en personne des symptômes et de la fièvre avant chaque prise de service. Si des symptômes indicatifs du COVID-19 sont signalés ou observés, le personnel de santé doit bénéficier de mesures de suivi immédiates.

Stratégie active à distance

L’ensemble du personnel de santé signale à distance (par téléphone ou SMS) l’absence ou la présence de symptômes indicatifs du COVID-19 chaque jour. Le personnel qui signale des symptômes ou ne soumet même pas leur rapport concernant les symptômes fait l’objet d’un suivi.

 Justifications :

Bien que les preuves des avantages d’une surveillance active du personnel de santé soient limitées, en théorie, les stratégies actives entraîneront une plus grande adhésion du personnel de santé à l’auto-évaluation des symptômes, et donc une meilleure protection des patients et du personnel de santé.

Exigences (stratégie active) :

  • Toutes les exigences relatives à la stratégie passive
  • Personnel dédié pour évaluer le personnel de santé avant la prise de service (surveillance active) ou pour répondre et surveiller les signalements du personnel de santé
    • Mise à disposition d’un espace physique pour les évaluations du personnel dans le respect des distances physiques (c’est-à-dire au moins un mètre)
    • équipé de stations d’hygiène des mains appropriées (savon et eau courante, ou gel hydroalcoolique)
  • Thermomètres sans contact
  • Plan de mise en œuvre comprenant une méthode pour garantir la présence du personnel à un endroit spécifique pour l’évaluation avant la prise de service
  • Système de responsabilisation garantissant l’évaluation de l’ensemble du personnel de santé (par exemple, signature d’une fiche de travail)

Exigences (stratégie active à distance) :

  • Toutes les exigences relatives à la stratégie passive
  • Système de responsabilisation permettant de s’assurer que l’ensemble du personnel soignant se signale à distance avant la prise de service

Remarques :

  • Identiques à la stratégie passive.
  • La surveillance active du personnel de santé peut nécessiter beaucoup de ressources. Les preuves d’une efficacité accrue dans la prévention de la transmission nosocomiale au-delà des stratégies passives sont limitées.
  • L’acceptation par le personnel peut être limitée par la perception d’une méfiance dans la capacité à surveiller et à signaler les symptômes de manière appropriée.
  • Une surveillance active peut réduire la probabilité que le personnel de santé surveille de lui-même les signes et les symptômes. Idéalement, le personnel de santé vérifie lui-même sa température et ses symptômes et ne se présente pas si ce n’est pas indiqué. Toute action diminuant l’autosurveillance doit être mise en œuvre avec prudence.
  • Pour réduire la charge de travail et à la condition que les responsabilités puissent être maintenues, les tâches suivantes peuvent être déléguées aux superviseurs d’unité/de niveau intermédiaire (par exemple, personnel infirmier en chef, chefs de département):
    • Réception des signalements de symptômes/température
    • Surveillance du personnel pour la stratégie active à distance

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